Le week-end dernier a fait le tri. Pendant que le Luxembourg profitait de ses terrasses, de l’autre côté de l’Atlantique les quatre quarts de finale du Mondial 2026 se sont enchaînés — et au bout du compte, le dernier carré tient dans une phrase que peu d’observateurs auraient osé écrire avant le tournoi : France, Espagne, Angleterre, Argentine. Les quatre nations les mieux classées de la planète, réunies dans les mêmes demi-finales. Mais pour beaucoup de supporters d’ici, le week-end a aussi laissé un goût amer : la Belgique, notre équipe de cœur par défaut, a rendu les armes. Reprenons dans l’ordre.

Les quatre quarts de finale ont livré leur verdict : le dernier carré du Mondial 2026 est au complet. Image d’illustration.
La fin du parcours belge à Los Angeles
Commençons par celui qui nous touche le plus. Vendredi 10 juillet, au SoFi Stadium d’Inglewood (Los Angeles), l’Espagne a battu la Belgique 2–1 et mis fin au parcours des Diables Rouges. Kevin De Bruyne, revenu dans le onze de départ pour ce rendez-vous, n’aura pas suffi à faire basculer une rencontre où la Roja a confirmé sa montée en puissance face à des Belges trop justes et diminués par les blessures.
Il y a quand même une fierté à retenir : la Belgique a inscrit le but de Charles De Ketelaere, mettant un terme à la série record de l’Espagne, qui n’avait plus encaissé le moindre but depuis le début de la compétition. Un baroud d’honneur, mais un baroud tout de même. Je reviens en détail sur la fin de l’aventure belge et ce qu’elle signifie pour nous dans un article dédié aux Diables Rouges.

La Belgique quitte le Mondial en quart de finale, battue par une Espagne plus tranchante. Image d’illustration.
L’Angleterre et l’Argentine forcés à la prolongation
Le lendemain, samedi 11 juillet, les deux derniers billets se sont joués dans la douleur — et dans la prolongation, à chaque fois.
À Miami (Hard Rock Stadium), l’Angleterre a éliminé la Norvège 2–1 après prolongation. Les Three Lions ont dû cravacher pour venir à bout d’une accrocheuse sélection norvégienne portée par Erling Haaland — dont le tournoi s’arrête sur un total gelé de 7 buts, un chiffre qui pèsera peut-être dans la course au Soulier d’or. L’Angleterre, elle, poursuit sa route vers une première finale de Coupe du Monde depuis 1966.
Dans la foulée, à Kansas City (Arrowhead Stadium), l’Argentine a écarté la Suisse 3–1, également après prolongation. La championne du monde en titre a fait parler sa puissance offensive — trois buts pour la quatrième fois d’affilée — avec un Lionel Messi toujours décisif. L’Albiceleste reste la seule équipe, avec la France, à présenter un parcours parfait de six victoires en six matchs à ce stade.
Un dernier carré comme on n’en avait jamais vu
Voilà le fait qui restera dans les livres. Pour la première fois depuis la création du classement FIFA (1992), les quatre sélections les mieux classées du monde — France, Espagne, Angleterre, Argentine — atteignent ensemble les demi-finales d’une même Coupe du Monde. Cerise sur le gâteau : les quatre sont aussi d’anciens champions du monde. Autrement dit, il n’y aura pas de Cendrillon dans ce dernier carré, pas de petit poucet : rien que des cadors.
Le tableau des demi-finales se lit ainsi :
- SF1 — France–Espagne, mardi 14 juillet à 21h00 CEST, à l’AT&T Stadium de Dallas.
- SF2 — Angleterre–Argentine, mercredi 15 juillet à 21h00 CEST, au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta.
La finale, elle, est fixée au 19 juillet au MetLife Stadium (région de New York), avec une petite finale pour la troisième place le 18 juillet à Miami.
Ce que ça change pour le parieur luxembourgeois
Sur le marché des paris, la hiérarchie s’est resserrée par le haut. La France reste la grande favorite pour le sacre, cotée autour de 2,37–2,50 (FanDuel via FOX / DraftKings via Sports Illustrated, au 13 juillet 2026, l’après-midi — soit la nuit suivante en heure luxembourgeoise). Derrière, l’Espagne (≈ 4,20–4,33) et l’Angleterre (≈ 4,10–4,40) se disputent le rôle de premier poursuivant, tandis que l’Argentine a légèrement glissé (≈ 4,60–5,50 selon les books). Je décortique tout le marché du dernier carré, cote par cote, dans mes pronostics des demi-finales.
Mon regard
Sur le papier, ce dernier carré est le plus relevé qu’on ait vu depuis longtemps, et il promet deux affiches d’un niveau rare. Pour nous, au Luxembourg, la déception belge laisse un vide — mais la proximité française offre une consolation immédiate : les Bleus jouent leur demie ce mardi, et le hasard du calendrier veut que ce soit le 14 juillet. On en reparle très vite, match par match.
- Espagne 2–1 Belgique (10 juillet) : les Diables Rouges éliminés en quart, but de De Ketelaere pour l’honneur.
- Angleterre 2–1 Norvège (a.p.) et Argentine 3–1 Suisse (a.p.) le 11 juillet : les deux billets arrachés en prolongation.
- Dernier carré inédit : pour la première fois depuis 1992, les quatre nations les mieux classées atteignent ensemble les demies.
- SF1 France–Espagne le 14 juillet, SF2 Angleterre–Argentine le 15 juillet, toutes deux à 21h00 CEST.
- La France reste favorite du tournoi (≈ 2,37–2,50) ; finale le 19 juillet au MetLife Stadium.
Cotes mentionnées à titre indicatif (cotes décimales, au 13 juillet 2026), susceptibles d’évoluer. Pariez de manière responsable : les paris sportifs comportent un risque. Réservé aux personnes majeures.