Faute d’avoir le Luxembourg dans ce Mondial — on en a tellement l’habitude qu’on ne s’en formalise même plus —, le Grand-Duché s’est trouvé une équipe par procuration : la Belgique. Nos voisins, ceux qu’on va voir jouer à Arlon ou à Liège, ceux dont la moitié de mes collègues parlent au comptoir comme s’ils étaient nés à Bruxelles. Alors quand les Diables Rouges terminent premiers de leur groupe, c’est un peu notre nuit à nous aussi. Et cette première place, croyez-moi, ils sont allés la chercher au caractère.

La Belgique termine en tête du groupe G et se qualifie pour les seizièmes de finale. Image d’illustration.
Une première place arrachée à la différence de buts
Sur le papier, le groupe G s’est joué aux détails. La Belgique et l’Égypte ont terminé à égalité de points — 5 unités chacune —, mais ce sont les Diables qui coiffent tout le monde grâce à une différence de buts supérieure : +4 contre +2. Et cet écart, ils l’ont construit lors de la dernière journée, en passant cinq buts à la Nouvelle-Zélande (5-1) pendant que l’Égypte se contentait d’un nul 1-1 face à l’Iran.
C’est exactement le scénario que l’on anticipait dans notre analyse des scénarios de qualification : il fallait gagner, et large. Mission accomplie. Leandro Trossard (28e, 50e) a montré la voie d’un doublé, Kevin De Bruyne (66e) a ajouté la manière, Romelu Lukaku (86e) a soigné ses statistiques de buteur et Alexis Saelemaekers (90e+4) a posé la cerise. Un festival offensif qui tombe à pic au moment de basculer dans le couperet.
Ce que la première place change concrètement
Finir premier plutôt que deuxième, ce n’est pas qu’une ligne dans un tableau. Dans le format à 48 équipes, la place dans le groupe oriente tout le parcours dans le tableau à élimination directe. En théorie, terminer en tête évite quelques gros morceaux au tour suivant et offre, sur le papier, un chemin un peu plus dégagé. Pour une sélection comme la Belgique, qui n’a plus la profondeur dorée de la grande génération mais garde de sacrés individualités, chaque détail de tirage compte.
Reste à connaître l’adversaire. Il sera désigné une fois les groupes J, K et L bouclés ce soir : le tableau des seizièmes ne se complétera que tard dans la nuit luxembourgeoise. Je reviendrai dessus dans un article dédié au tableau dès que les affiches seront figées.
Et côté paris, on en fait quoi ?
Soyons lucides : malgré ce joli 5-1, le marché ne s’emballe pas pour les Diables. Leur cote de vainqueur final tourne autour de 51.00 (cotes décimales, OddsPortal, au 27 juin 2026), soit le statut d’outsider très lointain, à des années-lumière de la France (4.50) ou de l’Argentine (6.50). C’est froid, mais c’est le marché.
Pour le parieur luxembourgeois, ça veut dire deux choses. D’abord, miser sur un sacre belge relève du pari plaisir, à jouer en tout petit si l’on y croit par cœur plus que par raison. Ensuite, c’est sur les matches à élimination directe, un par un, que la valeur se trouvera : une Belgique tête de série, bien placée pour un premier tour abordable, peut offrir des cotes de qualification intéressantes au coup par coup. Les lignes du prochain tour seront à comparer chez nos partenaires comme BillyBets dès que le tirage sera connu. Et le rappel habituel : on parie pour le plaisir, jamais le loyer.
Vu de Luxembourg
Il y a quelque chose de réjouissant à voir une nation de la taille de la Belgique tenir tête aux gros. Nous, qui n’avons jamais connu la fête d’une qualification au Mondial, on la vit un peu par leur intermédiaire. Alors ce soir, en attendant de savoir qui se dressera sur la route des Diables, on peut savourer : nos voisins-équipe-nationale sont en seizièmes, et en tête. Pour le détail de l’effectif et de la dynamique, tout est sur notre fiche Belgique au Mondial 2026.
Cotes décimales indicatives (OddsPortal, au 27 juin 2026), susceptibles d’évoluer. Pariez de manière responsable : les paris sportifs comportent un risque de perte. Réservé aux personnes majeures.