Chargement...
J’ai suivi la soirée du 22 juin comme beaucoup de monde au Luxembourg : un œil sur l’écran, l’autre sur l’horloge, à calculer en silence à quelle heure CEST il faudrait enfin aller se coucher. Les coups d’envoi tardifs côté américain transforment chaque journée de ce Mondial en veillée — et celle-ci valait la fatigue du lendemain. Entre un record vieux de douze ans qui tombe, un doublé de Kylian Mbappé pour sa centième sélection et deux qualifications scellées, la deuxième journée des groupes I et J restera comme l’une des plus denses de la phase de poules.

Messi entre dans l’histoire de la Coupe du Monde
C’est le fait marquant de la nuit, celui dont on parlait dès le café du matin à la Gare : Lionel Messi est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde masculine, dépassant le record de Miroslav Klose (16 buts) lors de la victoire 2–0 de l’Argentine contre l’Autriche, dans le groupe J. Le but du record est tombé à la 38e minute.
Je reste prudent sur le décompte exact, car les sources divergent encore au moment où j’écris ces lignes : certains médias créditent Messi d’une seule réalisation sur ce match (le portant à 17 buts en Coupe du Monde), tandis qu’un suivi en direct lui attribue un doublé (38e et 90e+5), ce qui le porterait à 18. Sur un point en revanche, tout le monde s’accorde : le record de Klose est battu, et l’Argentine, avec 6 points et une différence de buts de +5, a validé sa qualification pour les huitièmes.
Mbappé : un doublé pour une centième
L’autre image forte de la soirée nous vient d’un voisin que beaucoup suivent ici comme une deuxième sélection : la France. Pour sa 100e sélection, Kylian Mbappé a signé un doublé dans la victoire 4–0 contre l’Irak, dans le groupe I. Les Bleus terminent en tête de leur poule avec 6 points et une différence de buts de +6, et composent déjà leur billet pour les huitièmes de finale. L’Irak, lui, est éliminé sans le moindre point.
Pour un parieur luxembourgeois, ce résultat n’est pas anodin. La France, déjà favorite du tournoi, conforte son statut, et son parcours sans accroc en phase de groupes alimente une cote vainqueur qui reste la plus courte du marché — nous y reviendrons dans nos analyses dédiées.
La Norvège passe, le Sénégal sort
Dans ce même groupe I, la Norvège a battu le Sénégal — Erling Haaland a marqué — pour rejoindre la France à 6 points et valider sa qualification. Le Sénégal, battu, est éliminé. Une réserve s’impose, et je préfère la poser noir sur blanc plutôt que de vous vendre une fausse certitude : le score exact de Norvège–Sénégal n’était pas encore confirmé de manière unanime au moment de la collecte (deux scénarios circulent, un 1–0 et un 2–1). Le résultat — victoire norvégienne, qualification acquise — n’est lui pas contesté.
À noter aussi, dans le groupe J, la rencontre Jordanie–Algérie s’est jouée mais son résultat n’était pas encore officialisé sur les sources de référence. Je m’abstiens donc de le commenter tant qu’il n’est pas confirmé : sur un site de paris, mieux vaut un blanc honnête qu’un chiffre inventé.
Ce que la nuit change pour les Diables Rouges
Vu du Luxembourg, le réflexe est toujours le même : et la Belgique dans tout ça ? Les Diables Rouges ne jouaient pas le 22 juin, mais la mécanique des qualifications se resserre autour d’eux. Dans le groupe G, l’Égypte mène (4 points) après son succès contre la Nouvelle-Zélande, et la Belgique, accrochée à 2 points après deux nuls (dont un 0–0 face à l’Iran), n’a plus le droit à l’erreur. Tout se jouera lors de la troisième journée, le 27 juin, contre la Nouvelle-Zélande. Pour suivre l’enchaînement des rencontres à l’heure de Luxembourg, le calendrier complet reste la meilleure boussole.
Le tableau d’ensemble après cette deuxième journée
Au-delà des groupes I et J, plusieurs cadors ont déjà composté leur billet ou pris une option sérieuse : le Mexique (groupe A, 6 points), les États-Unis (groupe D, 6 points), l’Allemagne (groupe E, 6 points) et l’Espagne (en tête du groupe H après un 4–0 contre l’Arabie saoudite) avancent en position de force. À l’inverse, l’Irak et le Sénégal rejoignent la liste des éliminés. La troisième journée, qui démarre dès le 24 juin pour les groupes A à C, s’annonce décisive — c’est le moment où le tableau des huitièmes commence vraiment à se dessiner.
Notre lecture pour les paris
Sur le plan des cotes, deux mouvements résument la nuit. D’abord, le record de Messi a fait chuter sa cote au Soulier d’or de 4.00 à 3.00 (relevé FOX Sports / FanDuel, 22 juin 2026) : le marché a réagi en quelques heures. Ensuite, l’Espagne a vu sa cote vainqueur se resserrer à 6.00 après son large succès, tandis que la France conserve son statut de favorite solitaire autour de 4.90.
Mon conseil de fond ne change pas : une qualification déjà acquise (France, Norvège, Argentine) modifie souvent la physionomie de la troisième journée, avec des sélectionneurs tentés de faire tourner. C’est précisément là que se cachent les pièges — et parfois la valeur — pour les paris de la J3. Pour préparer ces choix, notre page de pronostics du Mondial détaille la méthode.