Il y a des soirs de seizièmes de finale où il vaut mieux ne pas être cardiaque. Pour la petite communauté portugaise du Luxembourg — et elle n’est pas si petite, près d’un habitant sur six a des racines lusophones — la nuit du 2 juillet a été un supplice suivi d’une délivrance. Pendant que les cafés de la Ville-Haute et de Bonnevoie retenaient leur souffle, le Portugal a arraché sa qualification dans le temps additionnel face à une Croatie qui disait adieu à toute une génération. Dans le même temps, l’Espagne a fait le travail sans trembler et la Suisse a validé son billet. Reprenons cette soirée de folie, vue depuis nos comptoirs.

La délivrance portugaise est tombée dans le temps additionnel : de quoi faire vibrer les quartiers lusophones du Grand-Duché. Image d’illustration.
Portugal–Croatie : le scénario le plus fou de la soirée
Disons-le : à Toronto, on a frôlé le drame côté portugais. Menés après l’heure de jeu sur un but d’Ivan Perišić (53e), les hommes de la Seleção ont d’abord égalisé sur un penalty transformé par Cristiano Ronaldo (68e), puis ont attendu, attendu… jusqu’à ce que Gonçalo Ramos surgisse à la 90e+4 pour un 2-1 au bout du bout du temps additionnel, sur un centre de Rafael Leão. Un but de la dernière chance, dans le temps réglementaire — pas de prolongation, tout s’est joué avant le coup de sifflet final.
Et comme si le suspense n’était pas suffisant, la Croatie a cru égaliser dans la foulée par Joško Gvardiol : but refusé pour un hors-jeu signalé par la VAR. De quoi faire hurler les deux camps dans nos bistrots. Le Portugal a dédié cette victoire à son ancien coéquipier disparu, Diogo Jota — « This victory is for him and his family. » (« Cette victoire est pour lui et sa famille. »), a lâché Rúben Neves au micro de la télévision canadienne. Le cas Ronaldo, entré un peu plus dans l’histoire ce soir-là, mérite à lui seul un article : je lui en consacre un aujourd’hui.
De l’autre côté, c’était la fin d’un monde. À 40 ans, Luka Modrić a disputé ce qui est présenté un peu partout comme sa dernière Coupe du Monde. La Croatie, finaliste 2018 et toujours redoutable, sort par la petite porte, sur un but encaissé dans les arrêts de jeu. Le geste de la soirée restera cette accolade d’après-match entre Modrić et Ronaldo, deux anciens du Real Madrid qui savent, mieux que personne, ce que « tourner une page » veut dire.
L’Espagne, machine sans faille
Pendant ce temps, du côté de Los Angeles, la Roja a envoyé un message clair au reste du tableau. L’Espagne a corrigé l’Autriche 3-0, avec un doublé de Mikel Oyarzabal (36e, 89e) et un but de Pedro Porro (66e). Vingt-trois tirs à cinq, et surtout un constat qui fait réfléchir avant les huitièmes : l’Espagne n’a toujours pas encaissé le moindre but depuis le début du tournoi.
Pour ceux qui, au comptoir, refont les pronostics chaque matin, c’est le genre de statistique qui pèse lourd. La Roja file vers un choc 100 % ibérique face au Portugal en huitièmes de finale (le 6 juillet), et je vous le dis tout de suite : ce sera l’affiche à ne pas manquer de la semaine. Oyarzabal, lui, a rejoint le groupe de chasse dans la course au Soulier d’or avec quatre réalisations.
La Suisse, sérieuse comme toujours
Le troisième larron de la nuit, c’est la Suisse. À Vancouver, la Nati a maîtrisé son sujet face à l’Algérie : 2-0, but de Breel Embolo en début de match (autour de la 10e) et de Dan Ndoye juste après la pause (46e). Rien de spectaculaire, mais une efficacité toute helvétique qui envoie nos voisins alémaniques vers un quatrième huitième de finale d’affilée. Ils y affronteront le vainqueur de Colombie–Ghana, qui se joue justement ce soir.

La sortie de la Croatie referme une page de l’histoire récente du football. Image d’illustration.
Ce que la nuit change pour les paris
Sur le marché du vainqueur final, la soirée a bougé les lignes. Le Portugal, porté par sa qualification à l’arraché, a vu sa cote se resserrer autour de 13.50 (cotes décimales, OddsPortal, au 3 juillet 2026). L’Espagne, impressionnante mais toujours devancée par l’Argentine, pointe autour de 7.00. Et tout en haut de l’affiche, rien ne bouge : la France reste la favorite affichée à 2.95, seule sous la barre des 3.00.
Mon conseil de comptoir : après une nuit pareille, gardez la tête froide. Les cotes des trois derniers seizièmes du jour sont à comparer chez nos partenaires comme WinRolla avant de vous décider, et le classement et le tableau complet se mettent à jour au fil des résultats.
Et maintenant ?
La soirée du 3 juillet referme les seizièmes de finale avec trois affiches : Argentine–Cap-Vert, Australie–Égypte et Colombie–Ghana. Ensuite, place aux huitièmes dès le 4 juillet. Je vous détaille tout ça dans mes pronostics du jour et dans mon tour d’horizon des huitièmes, à retrouver aujourd’hui même.
- Le Portugal renverse la Croatie 2-1 grâce à un but de Gonçalo Ramos à la 90e+4 ; un but croate est refusé par la VAR dans la foulée.
- Luka Modrić, 40 ans, dispute ce qui est annoncé comme sa dernière Coupe du Monde.
- L’Espagne écrase l’Autriche 3-0 et n’a toujours pas encaissé le moindre but du tournoi.
- La Suisse écarte l’Algérie 2-0 et file vers un quatrième huitième de finale consécutif.
Cotes mentionnées à titre indicatif (cotes décimales, au 3 juillet 2026), susceptibles d’évoluer. Pariez de manière responsable : les paris sportifs comportent un risque. Réservé aux personnes majeures.